APPEL DU 12 FEVRIER

Camarades,
 
Le 12 février, faisons front commun et descendons massivement dans la rue à l’occasion de la journée de grève régionale contre la déferlante de mesures antisociales du gouvernement Arizona.
Ce gouvernement s’attaque frontalement aux travailleuses et travailleurs, aux personnes précarisées, aux services publics et à l’ensemble des mécanismes de solidarité construits par des décennies de luttes sociales.
Parmi les mesures déjà annoncées ou en cours :
  • les exclusions massives des chômeur·euse·s ;
  • l’arrêt des subsides fédéraux pour le plan grand froid ;
  • la suppression des subsides Participation et Activation sociale (PAS) et article 27 ;
  • la modification des contrats d’insertion (article 60) ;
  • le contrôle renforcé du droit de séjour ;
  • l’augmentation des retours forcés de migrant·e·s, y compris vers des pays non sûrs ;
  • les visites domiciliaires sans décision judiciaire ;
  • la loi dite « Quintin », qui criminalise les mouvements sociaux et syndicaux ;
  • l’intensification de la politique de non-accueil des migrant·e·s ;
  • la restriction de l’aide médicale urgente ;
  • la mise en place d’un cadastre des aides sociales visant à les limiter.
Ces politiques ont des conséquences directes et concrètes sur nos conditions de travail et de vie : des subsides insuffisants qui n’arrivent pas dans les CPAS, des budgets communaux et hospitaliers étranglés, des pertes d’emplois, des postes non remplacés, une charge de travail toujours plus lourde, une dégradation de la qualité des services rendus à la population, une pression accrue sur les travailleuses et travailleurs du public comme du non-marchand.
En parallèle, la disparition progressive des filets de sécurité sociale entraîne une précarisation généralisée : logement, alimentation, culture, éducation, santé mentale, prévention de la violence… tout est sacrifié au nom de politiques austéritaires et répressives.
Nous refusons cette logique.
Nous ne défendons pas seulement l’existant : nous portons des revendications offensives et nécessaires, notamment :
  • la réduction collective du temps de travail, sans perte de salaire et avec embauches compensatoires ;
  • une augmentation générale des salaires et des allocations, pour vivre dignement ;
  • des services publics forts, accessibles et correctement financés ;
  • des conditions de travail humaines, respectueuses de la santé et de la dignité ;
  • une justice fiscale réelle et une redistribution équitable des richesses, afin que le monde du travail et les plus précarisé·e·s ne paient pas les crises pendant que les profits et les grandes fortunes sont épargnés ;
  • une politique sociale basée sur la solidarité, pas sur la répression.
Le 12 février, nous vous appelons à nous rassembler devant la Banque Nationale, à l’appel du Front commun syndical, avant de nous diriger en cortège à 12h30 vers la Tour des Finances, où siège le ministère de la « désintégration sociale » de la ministre Anneleen Van Bossuyt (N-VA).
Faisons entendre notre colère, notre détermination et nos revendications.
 
NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS CONCERNÉ·E·S !
STOP À LA CHASSE AUX CHÔMEUR·EUSE·S ET AUX MIGRANT·E·S !
POUR DES CONDITIONS DE TRAVAIL ET DE VIE DIGNES !
DÉFENDONS ET RENFORÇONS NOS SERVICES PUBLICS !
 
Solidairement,
La CGSP ALR Bruxelles

 

 

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