La colère gronde légitimement face aux attaques sans précédent que le gouvernement fédéral prépare sur l’ensemble du monde du travail, des précaires, des jeunes, des sans-papiers, bref, des opprimé.e.s dans leur ensemble.
Nous sommes nombreux.euses à nous souvenir du plan d’action de 2014 qui s’était brutalement éteint décevant ainsi l’énorme majorité des travailleur.euse.s mobilisé.e.s. Nous ne pouvons pas nous permettre de revivre un tel scénario au risque que nos organisations syndicales soient profondément décrédibilisées. D’ailleurs, les attaques antisyndicales que prévoit le gouvernement devraient sérieusement alerter nos directions syndicales sur une perspective où nos organisations se retrouveraient criminalisées, paralysées et forcées à simplement accompagner la régression sociale.
Depuis le 13 décembre, la stratégie des 13 du mois a permis de voir que la colère et la volonté de se mobiliser était largement présente. Nous étions plus de 100.000 ce 13 février dans les rues de Bruxelles. Nous sommes convaincu.e.s que la grève du 31 mars sera aussi massive. Nous devons d’ores et déjà préparer la suite de notre mobilisation.
C’est pourquoi la CGSP ALR Bruxelles appelle nos responsables syndicaux nationaux et régionaux à :
- Organiser de toute urgence des Assemblées Générales Interprofessionnelles afin que la suite de la mobilisation soit discutée et décidée collectivement par la base de notre organisation syndicale.
- Réfléchir et proposer dans toutes nos structures un plan d’action crescendo qui commencerait déjà par un appel à 48h de grève en avril accompagné d’une nouvelle grande manifestation.
Nous invitons les autres centrales de la FGTB à réfléchir à ces propositions et à en discuter avec leur base. Nous espérons recevoir de nos instances un retour sur ces propositions afin que l’on puisse construire rapidement des outils de lutte à la base qui nous permettront de renforcer le rapport de force.
L’austérité ne se négocie pas, elle se combat !
18 mars 2025
La CGSP ALR Bruxelles
PS : Il y a 154 ans, le 18 mars 1871, les travailleurs.euses parisien.ne.s se levaient pour construire un monde de justice sociale. Nous en profitons pour partager à nos camarades de la FGTB cette citation d’Eugène Varlin, ouvrier relieur et syndicaliste parisien, que nous trouvons malheureusement trop contemporaine :
« Tant qu’un homme pourra mourir de faim à la porte d’un palais où tout regorge, il n’y aura rien de stable dans les institutions humaines. ».
Résistons !



